Chaque chose touche à sa fin, les meilleures comme les pires.

Chaque chose touche à sa fin, les meilleures comme les pires.
Je mets un terme à ces quelques pages éphémères, ultimes témoignages des sentiments qui auront eu le dessus sur moi à maintes reprises. Les vagues doivent aujourd'hui effacer ce que j'ai eu à coeur de tracer sur le sable. Peu être qu'un article plus étoffé fera son apparition, pour clôturer comme il se doit un outil immariel qui aura eu de lourdes conquences dans ma vie.


Parce que tout ça ne m'a finalement rien apporté de bon, j'en reste là.
# Posté le dimanche 15 février 2009 07:49
Modifié le lundi 18 mai 2009 13:04

...

...Parce que je ne m'en lasse pas, et pour bien d'autres raisons encore...


Elle représente tant.
# Posté le mardi 14 avril 2009 17:32

La citadelle.

La citadelle.
On dit qu'à chaque jour suffit sa peine. Peu être l'adage dit-il vrai, peu être que de lui-me, notre être décide qu'il est temps de mettre un terme à ses souffrances, que l'on a suffisamment subit, et que l'on a droit à nouveau de respirer, un peu. C'est un instant comme il en arrive peu, comme si d'un coup d'un seul, le vacarme environnant cessait, et que l'on devienne le seul à en avoir conscience, que l'on soit l'unique à ne percevoir que ce silence, et rien d'autre.


Comm
e si tout autour de vous était figé.


P
ourtant, c'est évident, rien n'a changé, les gens sont toujours les mes, ils ont toujours les mêmes voix, les mêmes visages, les mes mots... Non, rien n'a changé. C'est nous qui avons changé soudainement d'écoute, comme si les mots qui autrefois glissaient sur nos âmes comme vos pas s'enchainent en marchant sur le bitume sans en entraver l'aspérité, étaient devenu brusquement plus sensés, plus vrais.

Comme si le vent influait enfin sur la direction que l'on souhaite prendre.


C
e jour tant attendu s'est nourrit de la douleur dont il avait besoin pour mûrir et arriver à terme, comme les deux bouts d'un pont que l'on aurait enfin réussi à joindre, comme si le chaînon manquant de la guérison avait toujours refusé de se révéler, à la manière d'un étoile que les nuages s'obstineraient à cacher. La construction reprend, se termine, et rien ne va plus. Elle n'apporte pas le soulagement que l'on en attendait. Celle-ci à beau être achevée, elle laisse un arrière gt étrange, comme s'il manquait encore quelque chose. Peu être est-ce là le prix à payer, celui de sentir s'être vu arracher une partie de son être, et constater que malgré tout ses efforts, rien ne comblera ce vide. C'est lorsque l'on croit arriver au bout du chemin que l'on constate qu'il n'est que le commencement d'un nouveau, toujours plus long, toujours plus complexe.

Ou
i cet article est vide, mal construit, mais ce désordre est l'image même des ruines qui sommeillent en moi. Je doute encore de pouvoir arranger ça.
# Posté le lundi 06 avril 2009 14:31
Modifié le lundi 06 avril 2009 14:42

"A l'évidence, je ne veux pas, vivre vieux."

"A l'évidence, je ne veux pas, vivre vieux."
Je ne prends plus vraiment le temps d'écrire, peu être par superstition, comme si apposer ces quelques mots pouvait avoir encore quelques conséquences plus désastreuses que par le passé, comme si ouvrir son cœur ne pouvait mener à autre destination que celle où il sera piqué à vif. Puisqu'au final, la vie n'est faite que d'éphémères attachements illusoires, parce que l'on ne peut ni voir ni sentir ce phénomène, mais qu'il est pourtant bien présent, et que chaque seconde après sa décadence nous rappelle que vivre est avant tout souffrir, parce que ce sentiment varie au gré du temps et conditionne la météo de notre moral, et pour bien d'autres raisons encore, je me pose aujourd'hui la question de savoir en quoi nous sommes si dépendants des autres pour mener à bien notre existence, en ayant droit à une once de bonheur et de sourire.


Po
urquoi nous avoir conçu de la sorte, enchaîné au reste du monde, condamné à vivre dans un système sociétaire où l'autarcie est une utopie indéfendable et criminel, où penser à tenter d'être heureux seul est perçu comme un présage temporaire d'un profond mal-être intérieur. Et pourquoi laisser ce saignement discontinu poursuivre son chemin, comme s'il était une fatalité que de devoir souffrir pendant un laps de temps imparti, comme si cela était quantifiable, comme s'il fallait un cotât pour espérer pouvoir y mettre un terme. Tout ceci lorsque l'on sait que ce n'est qu'une information interprétée par notre cerveau, qui décide de son propre chef qu'il est trop tôt pour soulager ou non l'âme qui le transporte, et l'instruit. Comment comprendre et accepter un tel paradoxe, pourquoi cette partie de notre être s'acharne à générer et entretenir le mal de son hôte, pourquoi faire durer un supplice lorsqu'on a la possibilité de rompre le lien unissant réalité et ressenti, ce simple lien qui à lui seul peut nous offrir ou nous arracher notre goût de la vie.


Tant
de contradictions pour une même âme, la rendant incapable du moindre recul pour apprécier son vécu et en tirer les conclusions, paralysée par le flux de la vie, l'entrainant dans un sens dans lequel elle se refuse d'aller, ne supportant pas de subir et de ne plus être à présent aux commandes de sa vie, comme s'il n'y avait qu'une seule issue possible, mais qu'elle n'ait pas la liberté de choisir si oui ou non, elle veut l'emprunter. Puisque la non-action est encore préférable à l'erreur, peu être est-il plus sage de ne rien faire plutôt que de prendre une décision à la hâte, sous prétexte que cette dernière est préconisée par le reste du monde dans la présente situation , il est probablement davantage réfléchi de ne pas ouvrir cette échappatoire finale, mais de patienter devant elle, comme si cette porte allait s'ouvrir un jour d'elle-même, pour nous dire qu'il est temps d'y aller.



Peu ê
tre ce jour n'aurai-je plus ce sentiment de nager à contre-courant.
# Posté le mercredi 11 mars 2009 16:55
Modifié le samedi 14 mars 2009 06:13

Décadence.

Décadence.
Avez-vous déjà ressenti ce sentiment, cette douleur, celle qui se fait présente lorsque vous avez décidé de ce que sera votre avenir, votre vie personnelle, et que c'est justement à ce moment là, que cette vie se refuse à vous.

Alors même qu'elle semblait avoir fait le choix avant vous, le vent tourne, et c'est lorsque vous êtes prêt, et avez la conviction que c'est ce que vous désirez pour votre futur, en ayant pleinement conscience des difficultés qui accompagneront l'histoire que vous avez décidé d'écrire.

La
violence de cette sensation déchirante, qui accompagne la chute de cette certitude est terriblement douloureuse. On sait que jamais l'encre n'aurait manquée pour écrire chaque jour une nouvelle page d'une histoire où seuls le bonheur et l'amour auraient eu leur place. Je trouve si désolant de constater que j'arrive à décrire la douleur avec tant de finesse, alors que je suis incapable d'en faire autant avec le bonheur. J'ai le sentiment de vivre la vie d'un autre, à vive allure, comme si l'important était d'en connaître le dénouement, plutôt que d'en apprécier le chemin. On m'a dit, un jour, que le voyage importait plus que la destination, mais cela implique d'avoir le courage d'en affronter chaque épreuve.


La réflexion engendre le malheur. D'où l'expression « imbécile heureux ».
# Posté le mercredi 25 février 2009 13:39
Modifié le samedi 28 février 2009 14:18